La permaculture : qu’est-ce que c’est ?

permaculture

C’est un mot que l’on voit partout depuis quelques années maintenant, et cela de plus en plus. Après avoir envahi les magazines de jardinage et les médias, il s’est invité dans notre quotidien jusqu’à devenir aujourd’hui incontournable. Mais au fait, la permaculture, c’est quoi au juste ?  

Nourrir l’humanité de façon durable, c’est-à-dire en prenant soin de la planète et de ses habitants. Utopiste ? Idéaliste ? Pas si sûr ! La permaculture est une forme de culture de la terre dont l’origine remonte à des temps très reculés. Basée sur la recherche d’un équilibre, de la simplicité, du respect et du bon sens pratique, cette forme de culture est aujourd’hui remise au goût du jour à l’heure où la planète a plus que jamais besoin d’un petit coup de pouce.

Une utopie à portée de main

Jardiner en prenant le temps d’observer ses plantations, de comprendre leurs besoins. Repérer l’utilité des insectes et des animaux, faire en sorte que chacun réussisse à trouver sa place pour vivre ensemble. Développer sa production de fruits et de légumes naturellement. Un doux rêve pensez-vous ? Rien de nouveau pourtant, il s’agit en effet d’une façon de concevoir le jardinage et l’agriculture vieille comme le monde, même si elle s’est effacée au fil du temps.

La permaculture est, plus qu’un mode de jardinage, une véritable philosophie et un état d’esprit en plein essor. Les techniques ancestrales sont réactualisées et réinventées sous fond de méthodes innovantes visant à l’autonomie alimentaire et le partage des ressources, le tout en respectant la nature et l’homme.

Pour y parvenir, la permaculture repose sur trois piliers fondamentaux : la Terre, l’Homme et un partage équitable des ressources.

Revenir aux fondamentaux du jardinage

Ce sont deux australiens, Mollison et Holmgren qui, dans les années 1970, partent du constat que l’agriculture industrialisée est un danger pour la biodiversité et pour la terre. Les fondateurs de la permaculture ont ainsi progressivement créé et proposé des outils pour redonner à la terre sa fertilité. Et retrouver une conscience écologique oubliée.

L’idée est ainsi de créer des éco-systèmes au sein desquels chaque élément a sa place. Raison pour laquelle le design est un autre élément essentiel de la permaculture. Penser en amont le jardin, réfléchir aux interactions de chaque plante avec les autres, à leur impact, positif ou négatif, sur leurs voisines, anticiper leurs besoins et y répondre grâce à un aménagement sur mesure : c’est le principe et l’essence même de la permaculture, cela avec l’objectif de limiter les pertes d’énergie et optimiser la production. Et c’est en raison de cette recherche d’un design efficace que le jardinage en butte est souvent utilisé en permaculture ; aménagé en hauteur, le jardin demande moins d’efforts. Sans compter qu’il permet de conjuguer zones ensoleillées et zones humides sur une même surface. Et ainsi de satisfaire tout ce petit monde, un joyeux désordre végétal pourtant ingénieusement organisé.

Et la permaculture en pratique ?

Si la permaculture est une philosophie et un art de vivre remontant à la nuit des temps, c’est également une technique de jardinage facile à mettre en œuvre et parfaitement adaptée à tous les jardiniers, y compris les jardiniers en herbe prêts à mettre la main à la terre et désireux de s’impliquer dans la conception de leur coin de verdure.

L’un des moyens de pratiquer la permaculture étant d’utiliser au maximim les énergies renouvelables, parmi lesquelles l’énergie solaire, il est particulièrement intéressant et approprié de réaliser des « couches » de végétaux dans son potager par exemple, un peu à l’image de lasagnes végétales. On peut ainsi superposer différentes couches en alternant déchets de tonte, branchages ou encore compost, avant de planter ou de semer. La terre se nourrit naturellement, au fur et à mesure que les végétaux se décomposent, et elle se réchauffe progressivement. L’arrosage est limité en raison de cette superposition qui conserve la fraîcheur du sol ; les plantes vont chercher en profondeur ce dont elles ont besoin et se ressèment seules. Quant au jardinier, son rôle est lui aussi limité et il peut à loisir observer ses plantes pousser, réfléchir aux aménagements les plus pertinents à envisager avant de récolter légumes et fruits en fonction de ses besoins, et d’en faire profiter son entourage.

Les points importants de la permaculture

  • une agriculture biologique,
  • objectif : autonomie alimentaire,
  • l’efficacité énergétique : utilisation de l’énergie solaire, arrosages limités,
  • moins de pénibilité, plus de productivité,
  • créer une biodiversité où chacun a sa place
  • augmenter la surface cultivable d’un potager
  • multiplier les microclimats avec des zones ensoleillées et d’autres plus humides,
  • concevoir des cultures, des lieux de vie autosuffisants et respectueux de l’environnement et des êtres vivants.
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